Retraités et personnes âgées : le Gabon ouvre une nouvelle page de reconnaissance et de solidarité
« Le bien-être du retraité et de la personne âgée à l’ère de la Ve République »
Par le Secrétaire Permanent de la FESTAC
Le 1er octobre 2026 restera une date particulière dans l’histoire sociale de notre pays. Pour la première fois, le Gabon célébrera officiellement la Journée Nationale du Retraité et de la Personne Âgée, instituée à l’issue du Conseil des ministres du 25 juin 2026, en application de l’article 95 de la Constitution. Cette journée sera désormais célébrée chaque année, le 1er octobre.
À trois jours de cette première édition, la Fédération Internationale des Syndicats Affiliés à la CIPRES (FESTAC), à travers son média panafricain et social Tribune des Droits Sociaux, tient à saluer cette initiative des plus hautes autorités de l’État.
Il ne s’agit pas simplement d’ajouter une nouvelle date au calendrier national. Il s’agit surtout de poser un acte de reconnaissance, de dignité et de solidarité intergénérationnelle à l’égard de celles et ceux qui ont consacré une partie de leur vie à la construction du Gabon.
Une société se juge aussi à la manière dont elle traite ses aînés
Pendant des décennies, des femmes et des hommes ont travaillé dans les administrations, les entreprises, les collectivités, les services publics, les secteurs agricole, industriel, sanitaire, éducatif et social. Ils ont produit, cotisé, formé, encadré et transmis.
À leur départ à la retraite, ils ne cessent pourtant pas d'être des citoyens à part entière.
La retraite ne devrait jamais signifier la mise à l’écart.
Or, dans de nombreuses familles, la personne âgée peut progressivement devenir dépendante de ses proches, notamment lorsque la pension est insuffisante face au coût de la vie, lorsque l’accès aux soins devient difficile ou lorsque l’isolement social s’installe.
Dans certains cas, le retraité est même perçu comme une charge familiale alors qu’il a, durant toute sa vie active, contribué au fonctionnement de la société.
Cette réalité nous interpelle collectivement.
Le retraité ne doit pas être considéré comme un poids. Il doit être reconnu comme une mémoire vivante, un détenteur d’expérience et un acteur de la cohésion sociale.