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TRIBUNE DU SECRÉTAIRE PERMANENT DE LA FESTAC Journée Nationale du Retraité et de la Personne Âgée : de la reconnaissance symbolique à l’urgence des engagements sociaux

12 octobre 2026
TRIBUNE DU SECRÉTAIRE PERMANENT DE LA FESTAC Journée Nationale du Retraité et de la Personne Âgée : de la reconnaissance symbolique à l’urgence des engagements sociaux

Journée Nationale du Retraité et de la Personne Âgée : de la reconnaissance symbolique à l’urgence des engagements sociaux Par le Secrétaire permanent de la Fédération Internationale des Syndicats Affiliés à la CIPRES (FESTAC) Le 1er octobre 2026 restera une date particulière dans l’histoire sociale du Gabon. Pour la première fois, notre pays a célébré officiellement la Journée Nationale du Retraité et de la Personne Âgée, instituée à l’issue du Conseil des ministres du 25 juin 2026. La FESTAC salue cette initiative des plus hautes autorités de l’État, qui traduit une volonté de reconnaître la place des retraités et des personnes âgées dans la construction de notre nation.

Le 1er octobre 2026 restera une date particulière dans l’histoire sociale du Gabon. Pour la première fois, notre pays a célébré officiellement la Journée Nationale du Retraité et de la Personne Âgée, instituée à l’issue du Conseil des ministres du 25 juin 2026. La FESTAC salue cette initiative des plus hautes autorités de l’État, qui traduit une volonté de reconnaître la place des retraités et des personnes âgées dans la construction de notre nation. Toutefois, si cette première célébration constitue une avancée institutionnelle importante, elle nous impose également une exigence : faire en sorte que la reconnaissance exprimée le 1er octobre se traduise, tout au long de l’année, par des progrès tangibles dans la vie des retraités. Car derrière chaque pension se trouve une vie de travail, des années de cotisations, des sacrifices professionnels et familiaux, ainsi qu’une contribution réelle au développement économique et social du Gabon. Le passage à la retraite ne saurait donc être synonyme de précarité, d’abandon administratif ou de difficultés d’accès aux soins. Les retraités attendent des actes, pas seulement des célébrations La FESTAC considère que cette première Journée Nationale doit marquer un tournant dans la manière dont notre société traite celles et ceux qui ont consacré leur vie active au service de la collectivité. Les attentes des retraités sont connues et légitimes : percevoir régulièrement leurs pensions, bénéficier d’un traitement diligent de leurs dossiers, accéder à des soins de santé de qualité, disposer d’informations fiables sur leurs droits et pouvoir faire entendre leurs réclamations sans subir des démarches interminables. Il est également essentiel de porter une attention particulière aux retraités les plus vulnérables, notamment ceux dont les ressources sont insuffisantes pour faire face au coût de la vie, aux dépenses de santé et aux besoins élémentaires du quotidien. Nous devons avoir le courage de le reconnaître : la qualité d’un système de protection sociale se mesure aussi à la manière dont il protège ses bénéficiaires lorsqu’ils ne sont plus en activité. Une pension n’est pas une faveur accordée à un ancien travailleur. Elle constitue un droit social qui doit être garanti dans le respect des textes applicables et des engagements du système de prévoyance sociale. CNSS, CNAMGS et CPPF : des responsabilités essentielles Dans cette dynamique, la FESTAC rappelle le rôle déterminant que doivent jouer les institutions gabonaises de protection sociale. La CNSS, la CNAMGS et la CPPF ont chacune des missions spécifiques, mais leurs actions doivent concourir à un objectif commun : améliorer durablement la sécurité sociale et la qualité de vie des populations. À la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), nous lançons un appel à la poursuite des efforts de modernisation, à l’amélioration de la gestion des prestations relevant de son régime et au renforcement de la relation avec les pensionnés. La régularité des paiements, la réduction des délais de traitement, la fiabilité des dossiers et l’efficacité des dispositifs de réclamation doivent demeurer des priorités. Les réformes engagées ne prendront tout leur sens que si elles améliorent concrètement le quotidien des assurés sociaux et des retraités. À la Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de Garantie Sociale (CNAMGS), nous rappelons l’importance de garantir, dans le cadre de ses missions et des droits ouverts aux bénéficiaires, un accès effectif aux soins de santé. Le vieillissement s’accompagne souvent de besoins médicaux plus fréquents. La qualité de la prise en charge, la disponibilité des prestations couvertes et la réduction des obstacles administratifs doivent donc faire l’objet d’une attention constante. La protection de la santé des personnes âgées est une exigence de solidarité nationale. À la Caisse des Pensions et des Prestations Familiales (CPPF), nous soulignons la nécessité de poursuivre l’amélioration de la gestion des pensions et des prestations relevant de son champ de compétence, notamment au bénéfice des agents publics concernés. La transparence des procédures, la qualité de l’information des pensionnés, la prévisibilité des paiements et la célérité dans le traitement des dossiers doivent contribuer à renforcer la confiance entre l’institution et ses bénéficiaires. Ces responsabilités doivent s’exercer dans le respect des compétences propres à chaque organisme. Mais la complémentarité de leurs interventions, associée à un dialogue constructif avec les pouvoirs publics et les partenaires sociaux, peut permettre de mieux répondre aux difficultés rencontrées par les retraités. Pour un pacte national en faveur des retraités et des personnes âgées La FESTAC estime que la portée historique du 1er octobre 2026 doit désormais conduire à des engagements précis. Nous proposons que cette journée devienne un véritable cadre annuel de dialogue, d’évaluation et de propositions entre les pouvoirs publics, les organismes de prévoyance sociale, les organisations syndicales et les associations de retraités. Ce cadre pourrait notamment permettre : l’évaluation régulière des difficultés rencontrées par les pensionnés dans le paiement et le traitement de leurs prestations ; le renforcement des mécanismes d’information, d’écoute et de règlement des réclamations ; l’amélioration de l’accès aux soins et aux prestations sociales dans le respect des droits des bénéficiaires ; la publication d’indicateurs permettant de mesurer les progrès réalisés et les difficultés persistantes ; la recherche de solutions durables pour assurer l’équilibre financier des régimes de protection sociale, sans perdre de vue leur finalité humaine et solidaire. Nous appelons également à une participation effective des représentants des travailleurs et des retraités aux réflexions sur les réformes sociales. Les bénéficiaires doivent pouvoir exprimer leurs besoins, contribuer à l’identification des dysfonctionnements et participer à l’évaluation des solutions proposées. La transparence, la bonne gouvernance et la responsabilité institutionnelle ne sont pas des exigences contradictoires avec la solidarité. Elles en sont, au contraire, des conditions indispensables. La dignité du retraité, une responsabilité collective La FESTAC réaffirme son attachement à une protection sociale juste, accessible et efficace. Notre engagement syndical ne s’arrête pas à la défense des travailleurs en activité. Il doit également accompagner celles et ceux qui, après des années de service, ont droit à une retraite digne et à une protection adaptée à leur situation. Nous invitons donc le Gouvernement à faire de cette première célébration le point de départ d’une dynamique durable, en favorisant la concertation avec les organismes de protection sociale et les partenaires sociaux. Nous encourageons la CNSS, la CNAMGS et la CPPF à poursuivre leurs efforts de modernisation et à placer les préoccupations des bénéficiaires au cœur de leurs priorités opérationnelles. Nous devons collectivement dépasser les déclarations de principe pour construire une politique sociale dont les résultats pourront être observés, évalués et améliorés d’année en année. Le 1er octobre ne doit pas être uniquement la journée où la nation honore ses retraités. Il doit devenir le moment où elle mesure les progrès accomplis et prend de nouveaux engagements envers eux. Car une nation qui respecte ses anciens, protège ses retraités et accompagne ses personnes âgées est une nation qui prépare son avenir avec responsabilité. Pour la FESTAC, la dignité du retraité n’est ni une faveur ni un privilège : elle est une exigence de justice sociale, de solidarité nationale et de bonne gouvernance. Le Secrétaire permanent de la FESTAC Fédération Internationale des Syndicats Affiliés à la CIPRES
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